Nuit noire au lycée Dewitt, perdu au fin fond de l'Ohio des bouseux. L'équipe de basket vient de finir son match et ça rigole sous la douche. Le DJ de la radio du lycée balance quelques morceaux pourris pour mettre les étudiants en chaleur dans l'ambiance. Quelle ambiance ? Bah rien, juste sortir et jouer à chat et à cache-cache (sic) entre jeunes rigolards et jeunes femmes mignonnes et prudes. Apparemment, un tueur est lâché dans les parages mais tout le monde s'en fout : on rigole, c'est le principal ! D'autant plus que lorsque celui-ci fait son apparition, c'est déguisé en nounours griffu. Même pas peur ?
Bon, alors ce slasher, c'est la crème de ce qu'il s'est fait de plus aberrant dans les eighties. Nous sommes en présence d'un film sans vraie trame narrative, sans vrais héros ou héroïnes, sans vraie mise en scène ou musicalité, une sorte d'ovni pas chiant mais incompréhensible, qu'on suit d'un oeil plutôt amusé. Possibilité de s'attacher à la (large) galerie de personnages plus cul-cul les uns que les autres sans pour autant en détacher un du lot. Par contre, Girls Nite Out sauve les meubles en nous balançant à l'écran l'un des boogeymen les plus grotesques de toute l'histoire du slasher movie : un quidam déguisé en ours genre mascotte de terrain de base-ball, vous voyez le genre ? Il fait peur et fait sourire... ! C'est peut-être la seule chose qu'on retiendra du film car on ne verra rien d'autre : les meurtres sont rares, sans logique précise, pas gores... et aucune nudité féminine (je précise parce qu'au début, on a plutôt droit aux vestiaires des mecs... mais ça dure à tout casser 2 ou 3 minutes !) ne montre le bout de son nibard. Penser que ce film a eu un certain succès à l'époque ou tout bonnement qu'il est sorti sur grand écran est... impensable ! Comme quoi... ! On est pas loin du "culte antithétique".